Herbacées
Ici vous retrouverez les pantes qui sont plus facilement identifiables par leurs feuilles que par leurs fleurs parfois trop petites.En botanique, la notion de plante herbacée est une catégorisation végétale
A

(Cliché de Mikaël CHIRON)
L’Arum sauvage (Arum maculatum), la mystérieuse élégante des sous-bois
Avec ses grandes feuilles en forme de flèche, souvent tachetées de noir, et son inflorescence spectaculaire en forme de cornet pâle entourant un spadice dressé, l’arum sauvage ne passe pas inaperçu au printemps. Plante vivace des sols frais et ombragés, on le rencontre fréquemment dans les sous-bois, haies et talus humides.
Aussi appelé « gouet », « pied-de-veau » ou « arum tacheté », il fascine autant qu’il intrigue par son apparence singulière… et sa toxicité. Car sous ses atours gracieux, l’arum cache une nature irritante, voire toxique, pour les muqueuses. Toutes les parties de la plante, en particulier les baies rouges qu’il produit en été, sont à manipuler avec précaution.
⚠️ Toxique : l’arum contient des cristaux d’oxalate de calcium qui provoquent des brûlures en cas d’ingestion ou de contact prolongé. Il est fortement déconseillé de le consommer ou de l’utiliser en phytothérapie sans encadrement professionnel.
🌿 Malgré cela, l’arum possède un intérêt écologique important : sa floraison attire certains insectes pollinisateurs grâce à une stratégie étonnante, mêlant chaleur, odeur et piège temporaire. Une merveille d’adaptation !
💡 À observer, pas à cueillir ! L’arum est avant tout une plante d’observation. Sa beauté sculpturale en fait un emblème discret des forêts tempérées, mais il est préférable de la laisser en paix, tant pour sa préservation que pour notre sécurité.
B

(Photo à prendre)
La Bourse à pasteur (Capsella bursa-pastoris), la petite médicinale en forme de cœur
Facilement reconnaissable à ses petites siliques en forme de cœur renversé, la bourse à pasteur est une plante annuelle très commune que l’on trouve sur les bords de route, terrains vagues, jardins ou champs cultivés. Son nom latin Capsella signifie « petite boîte » et bursa-pastoris fait référence à la bourse que portaient autrefois les bergers. Modeste mais précieuse, elle est l’une des plantes médicinales les plus utilisées en cas de saignements ou de troubles circulatoires.
• Hémostatique puissante : stoppe les petits saignements (coupures, nez qui saigne, règles abondantes) grâce à ses tanins et à ses propriétés vasoconstrictrices.
• Régulatrice du cycle menstruel : soulage les règles trop abondantes, les métrorragies ou les saignements entre les cycles.
• Tonique utérine : soutient la tonicité de l’utérus, notamment après l’accouchement ou en cas de fatigue pelvienne.
• Hypotensive douce : aide à faire baisser légèrement la tension artérielle, en infusion ou teinture mère.
• Anti-inflammatoire légère : calme les irritations internes ou externes, notamment au niveau des muqueuses.
🌿 Riche en flavonoïdes, peptides et acide fumarique, la bourse à pasteur se consomme en infusion, teinture ou cataplasme. Les jeunes feuilles sont également comestibles, au goût légèrement poivré.
⚠️ Déconseillée pendant la grossesse (effet sur l’utérus). Récolter jeune, avant la montée en graines, loin des zones polluées.
G

"Cliché de Mikaël CHIRON"
Le Gaillet gratteron (Galium aparine), l’accrocheur bienfaiteur
Plante annuelle des haies, fossés, champs et talus, le gaillet gratteron est reconnaissable à ses tiges couvertes de petits crochets qui s’accrochent aux vêtements ou au pelage des animaux. Son nom latin Galium vient du grec gala, « lait », car certaines espèces du genre étaient utilisées pour faire cailler le lait. Aparine signifie « qui s’agrippe », en référence à ses minuscules crochets. Longtemps considéré comme une mauvaise herbe, il est pourtant doté de nombreuses propriétés médicinales douces mais efficaces.
• Drainant lymphatique : stimule la circulation de la lymphe, aide à détoxifier l’organisme et à réduire les gonflements (infusion ou cure dépurative).
• Diurétique doux : favorise l’élimination des toxines et soulage les œdèmes, les infections urinaires bénignes ou les rétentions d’eau.
• Anti-inflammatoire cutané : en cataplasme ou lotion, apaise les rougeurs, irritations, eczéma léger ou piqûres d’insectes.
• Purifiant sanguin : traditionnellement utilisé pour nettoyer le sang au printemps, notamment en cas de problèmes de peau (acné, furoncles).
• Apaisant des ganglions : employé en usage externe sur les ganglions enflés ou douloureux grâce à son action décongestionnante.
🌿 Riche en tanins, flavonoïdes et acides phénoliques, le gaillet se consomme en infusion, teinture ou jus frais. Les jeunes pousses sont également comestibles, crues ou légèrement cuites.
⚠️ À utiliser en cures courtes. Récolter jeune, avant floraison, loin des zones polluées.
Déconseillé en cas de troubles rénaux sévères sans avis médical.
H
(Photo de Mikaël CHIRON)
Le Houx (Ilex aquifolium), le piquant symbole de vigueur hivernale
Le nom houx vient du latin ilex, qui désignait autrefois le chêne vert, en raison de la ressemblance de ses feuilles coriaces et persistantes. Aquifolium signifie littéralement « feuille en pointe », en référence à ses bords piquants.
Arbuste emblématique des forêts tempérées, le houx se reconnaît à ses feuilles vert foncé lustrées et dentées, et à ses baies rouges vives qui décorent les sous-bois en hiver. Espèce dioïque, seuls les pieds femelles portent des fruits.
🌿 Moins connu en phytothérapie moderne, le houx était pourtant utilisé autrefois pour ses propriétés médicinales, notamment dans la tradition populaire :
Fébrifuge : les feuilles étaient utilisées pour faire baisser la fièvre.
Diurétique léger : favorise l’élimination de l’eau.
Stimulant circulatoire : tonifie légèrement le système vasculaire.
Anti-inflammatoire doux : soulage certaines douleurs articulaires.
💡 On utilisait principalement les feuilles séchées en infusion. Toutefois, cette pratique est aujourd’hui tombée en désuétude et n’est plus courante en phytothérapie contemporaine.
⚠️ Toxique à forte dose, surtout les baies rouges, très attirantes mais dangereuses pour les enfants : ingestion possible de troubles digestifs sévères (nausées, vomissements, diarrhées). Plante à usage médicinal ancien, à éviter sans encadrement.
M

"Cliché de M.CHIRON"
La Morelle noire (Solanum nigrum), l’ambiguë des lisières
Du latin solanum, qui évoque le soulagement ou le repos, et nigrum, « noir », pour ses petites baies sombres, la morelle noire intrigue par son double visage : à la fois plante médicinale ancienne et végétal potentiellement toxique.
Apparentée à la pomme de terre et à la tomate, elle est riche en alcaloïdes (notamment la solanine), ce qui rend certaines parties de la plante toxiques à l’état cru. Toutefois, dans les médecines traditionnelles d’Europe et d’ailleurs, elle est utilisée avec précaution :
Calme les douleurs abdominales et les crampes digestives (usage très modéré)
Apaise les affections cutanées (eczéma, brûlures légères) en usage externe
Soulage la toux et l’enrouement dans certaines pharmacopées traditionnelles
Possède un effet légèrement sédatif dans des préparations bien dosées
⚠️ Prudence absolue : la consommation des baies ou des feuilles crues peut être dangereuse. Son usage est réservé aux professionnels ou encadré par un savoir précis.
P

"Cliché de Pascal.B"
Le Plantain lancéolé (Plantago lanceolata), la lance verte des chemins
Plante vivace commune des prairies, sentiers et bords de route, le plantain lancéolé se reconnaît à ses longues feuilles fines en forme de lance et à ses épis floraux discrets. Son nom latin vient de planta (« plante du pied ») et lanceolata (« en forme de lance »). Discret mais puissant, il est utilisé depuis l’Antiquité pour soulager de nombreux maux du quotidien.
• Adoucissant respiratoire : calme la toux, les maux de gorge, les bronchites légères et les enrouements (infusion, sirop).
• Anti-inflammatoire et cicatrisant : apaise les piqûres d’insectes, coupures et irritations cutanées (feuilles fraîches ou suc appliqué localement).
• Antiallergique naturel : atténue les réactions allergiques légères, notamment les rhinites saisonnières et les démangeaisons.
• Astringent et hémostatique : aide à arrêter les petits saignements et favorise la cicatrisation des plaies superficielles.
• Digestif doux : les graines riches en mucilages facilitent le transit et apaisent les muqueuses digestives.
🌿 Riche en tanins, mucilages et aucubine, le plantain se consomme en tisane, sirop, teinture ou cataplasme. Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues aux salades ou cuites.
⚠️ Récolter loin des zones polluées. Ne pas utiliser de façon prolongée sans avis médical.

(Photo Mikaël CHIRON)
Le Plantain majeur (Plantago major), le soigneur des sols battus
Large, robuste et très courant, le plantain majeur pousse sur les sols compactés : chemins, trottoirs, friches, pelouses. Ses feuilles ovales et larges, disposées en rosette, en font une cousine facilement reconnaissable du plantain lancéolé. Le mot Plantago vient de planta (« plante du pied »), et major signifie « plus grand », en référence à la taille de ses feuilles. Utilisé depuis des siècles, il est réputé pour ses vertus adoucissantes et réparatrices.
• Cicatrisant et anti-inflammatoire : soulage coupures, égratignures, brûlures légères et piqûres d’insectes. Les feuilles fraîches écrasées ou le suc calment rapidement la douleur.
• Adoucissant respiratoire : apaise la toux, les maux de gorge et les affections ORL bénignes (infusion ou sirop).
• Astringent et hémostatique : aide à stopper les petits saignements et favorise la régénération des tissus.
• Antibactérien naturel : son aucubine agit contre certaines infections légères, notamment en usage externe sur plaies ou abcès.
• Détox doux : en infusion, il soutient les émonctoires (foie, reins) et aide à l’élimination des toxines.
🌿 Riche en mucilages, tanins, flavonoïdes et aucubine, le plantain majeur est utilisé en tisane, cataplasme, sirop ou teinture. Les jeunes feuilles peuvent aussi se manger crues ou cuites.
⚠️ À récolter loin des zones urbaines ou polluées. À utiliser avec précaution en cas de traitement anticoagulant.
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(Photo à prendre)
L’Ortie dioïque (Urtica dioica), la piquante aux mille vertus
Avec ses tiges dressées, ses feuilles vert foncé dentelées et ses poils urticants, l’ortie dioïque est une plante vivace commune des sols riches et humides : bords de chemins, jardins, prairies et haies. Trop souvent mal-aimée, elle est pourtant l’une des plantes sauvages les plus nutritives et les plus utilisées en phytothérapie.
Connue depuis l’Antiquité, elle possède de nombreuses propriétés médicinales, autant en usage interne qu’externe.
Dépurative : aide à éliminer les toxines de l’organisme, notamment par l’action des reins et du foie.
Anti-inflammatoire : soulage les douleurs articulaires et rhumatismales, en particulier sous forme de tisane ou de gélules.
Riche en fer et reminéralisante : idéale en cas de fatigue, d’anémie légère ou de convalescence, grâce à sa richesse en fer, silice, calcium et magnésium.
Diurétique : favorise l’élimination de l’eau et réduit les œdèmes.
Stimulante du cuir chevelu : utilisée en lotion ou shampooing pour renforcer les cheveux et freiner leur chute.
🌿 Très riche en vitamines (A, C, K), minéraux, protéines et chlorophylle, l’ortie se consomme en soupe, pesto, infusion ou complément alimentaire. Les jeunes pousses sont les plus tendres et nutritives.
⚠️ Les poils urticants disparaissent à la cuisson ou au séchage. Porter des gants pour la récolte. Déconseillée en cas de troubles urinaires graves sans avis médical.
🔄 Inventaire en cours
Nous sommes actuellement en train de refaire notre inventaire des plantes afin de proposer une nouvelle mise en page plus claire, à jour et accessible à tous. Merci de votre patience et de vos contributions pendant cette phase de mise à jour !